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Automobile

La Filière Automobile en France représente 300 000 salariés qui conçoivent et fabriquent les véhicules et les composants automobiles, auxquels s'ajoutent 400 000 salariés qui les vendent et les réparent, soit près de 700 000 salariés.

En 2017, ce sont 5,8 milliards d’Euros d’investissements en Recherche et Développement, et 45 Milliards d’Euros d’exportation des produits qui ont été réalisés par la filière automobile.

Après une dizaine d'années de destruction massive d'emplois, cette filière s'est remise à recruter de façon importante mais ciblée ces deux dernières années.

Le 22 mai 2018 : la CFE-CGC Métallurgie sera présente à la présentation du nouveau contrat de filière au Comité Stratégique de la Filière Automobile.

Le produit automobile entame une mutation sans précédent dans son histoire pourtant vieille de plus de 100 ans. L’automobile devient électrifiée, connectée, autonome, tout en respectant des normes d’émissions de plus en plus sévères et en intégrant l’économie circulaire dès les phases de développement.

Face à tous ces défis, la CFE-CGC Métallurgie a créé un réseau de plus de 250 militants dans toute la France, chez les constructeurs, les équipementiers de rang 1 et aussi de rang 2, qui se réunit deux fois par an pour appréhender les mutations à venir dans ce secteur majeur de l’économie française.

Convention Citoyenne pour le Climat

Eric VIDAL a participé le 10 septembre 2020 à une réunion sur les impacts des mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat. Cette séance, initiée par le ministère de l’économie et le ministère de l’écologie avait pour but de balayer, avec l’ensemble des parties prenantes : citoyens, ONG, organisations syndicales représentant les salariés, les organisations syndicales patronales, la Plateforme Automobile les impacts possibles des mesures de la CCC.

Vous pouvez télécharger ses notes lors de cette réunion : 
Compte Rendu Réunion - Impact Mesures sur l'automobile - Convention Citoyenne pour le Climat (CCC)

Cette réunion lui a permis de faire enfin entendre la voix des salariés de la filière automobile en particulier face à ceux pour lesquels l’automobile est un fléau à combattre sans merci. Parfois la logique et la physique sont absentes de certains argumentaires, qui n’engagent que leurs auteurs. Il apparaît cependant que bon nombre de commentateurs et d’ennemis de l’automobile en parlent et ne la connaissent pas.

Depuis, certaines mesures ont été retoquées, vous l’avez peut-être vu dans la presse ces derniers temps, en particulier sur la prise en compte de la masse des véhicules.

Vous trouverez ci-après les « minutes » de l'intervention d'Eric VIDAL lors de cette réunion sur la partie des incitations financières, ainsi qu’en pièce jointe mes notes de la réunion qui s’est tenue à visio-conférence.

DISCUSSION #1 : MESURES D’INCITATIONS FINANCIERES

 M. Éric VIDAL, CFE-CGC : Je suis représentant de la CFE-CGC, membre du comité stratégique de la filière automobile. Je représente donc les salariés de l’encadrement dans l’automobile. Je comprends que le principal objectif de cette réunion est d’enrichir les études d’impact et qu’il nous faut donc indiquer d’autres pistes d’analyse d’impact, en particulier dans le contexte actuel, pour l’automobile. Il ne s’agit pas de discuter des mesures elles-mêmes, mais d’éclairer les conséquences ou les implications de ces mesures.

Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur le contexte actuel et la crise du COVID. Le marché automobile mondial a été particulièrement chahuté par le COVID. La situation économique des entreprises de l’automobile est donc assez fragile, voire très fragile dans certains cas. Un plan de relance a été annoncé très rapidement, en mai et la transition écologique y prend une place déjà importante. Cette transition écologique dynamique est une volonté de l’ensemble des acteurs de la filière automobile. L’écologie n’est pas un sujet tabou, bien au contraire, au sein de la filière automobile.

Je voudrais maintenant revenir sur les trois propositions qui nous sont présentées. Je vais essayer d’éclairer le débat, mais du point de vue des salariés, au vu du contexte et de la situation économique actuelle des salariés de l’automobile. La première proposition concerne les indemnités kilométriques. Si elles doivent conduire à une baisse du pouvoir d’achat des salariés de l’automobile, il faut être extrêmement prudent sur le sujet. Les entreprises sont déjà en train de négocier un certain nombre d’accords de compétitivité qui vont sans doute impacter très fortement le pouvoir d’achat des salariés de l’automobile. Rajouter cette mesure à ce qu’ils vivent déjà ne nous paraît pas souhaitable en l’état. Laissons passer la crise du COVID, voyons comment l’industrie française va la traverser et étudions cette proposition plus tard.

Sur le bonus, nous y sommes bien sûr favorables. Comme il a été rappelé, cette mesure a déjà été retenue dans le plan de relance. Une proposition concerne les véhicules de plus de cinq ans. La CFE-CGC préfèrerait une aide aux véhicules récents, tout simplement parce qu’ils sont moins polluants que les véhicules anciens et que de nombreux consommateurs achètent des véhicules d’occasion. L’idée serait de les inciter à remplacer leur véhicule d’occasion âgé et polluant pour un autre véhicule, certes d’occasion, mais qui serait récent et beaucoup plus respectueux de l’environnement.

Sur le malus, je crois que tout a été dit. Le poids et le CO2 sont corrélés pour les moteurs thermiques, ce qui est tout à fait différent pour les véhicules électriques ou électrifiés. De plus, ce sujet est porté par l’Europe. Qu’il s’agisse du bonus ou du malus, il serait, à mon avis, opportun qu’ils puissent favoriser la vente des véhicules fabriqués en France. La corrélation physique du poids existe, mais elle existe surtout pour les véhicules thermiques et elle est bien différente sur les véhicules électriques. Le risque est de pénaliser les véhicules fabriqués en France, alors que nous sommes actuellement dans une phase de relocalisation et de localisation des véhicules. Cette mesure me paraît extrêmement dangereuse.

Le secteur automobile vit actuellement des changements réglementaires et fiscaux extrêmement rapides, mais fabriquer et concevoir un véhicule demandent trois à cinq ans. Je vous assure que la vie dans les entreprises automobiles est aujourd’hui extrêmement difficile. Nous pouvons toujours nous adapter, mais il nous faut une trajectoire qui soit claire, avec des rythmes de changement qui correspondent à ce qu’il est humainement possible de faire. Il serait préférable que le rythme soit de trois à cinq ans et non pas annuel. Merci beaucoup. »

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A l’occasion du comité exécutif du Conseil National de l’Industrie, les 24 premiers lauréats des fonds de modernisation automobile et aéronautique ont été présentés. Ces projets bénéficieront d’un soutien d’environ 15 M€ au titre de ces fonds. Vous les trouverez via le lien suivant :
https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/enjeux/france-relance/france-relance-premiers-laureats-auto-et-aeron-sept-2020.pdf
Comité stratégique de la filière Automobile

Juin 2020

- 25 juin : Notes personnelles E. VIDAL : Commission Enjeux RH CSF Automobile

Avril 2020

- 30 avril : Notes personnelles E. VIDAL : Bureau Extraordinaire du CSF Automobile 
- 10 avril : Notes personnelles d'Eric Vidal : Bureau Extraordinaire du CSF Automobile

Mars 2020

- Notes personnelles d'Eric Vidal : Bureau Extraordinaire du CSF Automobile Coronavirus Covid-19

Journée filière - Automobile

- 24 novembre 2020
L’ordre du jour sera communiqué ultérieurement.
Si vous êtes d’ores et déjà intéressé, vous pouvez vous inscrire auprès de vanessa.passera@metallurgie-cfecgc.com

Présentation : Introduction à démarche GPEC territoriale en région Auvergne – Rhône-Alpes (AURA)

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Agnès Pannier-Runacher répond à nos questions sur le Diésel

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