18 janvier 2010
La CFE-CGC Métallurgie, ne peut être que satisfaite, aux annonces faites par Carlos Ghosn après sa visite samedi 16 janvier à l’Elysée, de maintenir la production de la Clio 4 à Flins. La CFE-CGC Métallurgie a été la seule organisation syndicale à avoir protesté par un communiqué le lundi 11 janvier.
La décision de fabriquer, en plus de Bursa, la Clio 4 à Flins, parallèlement à la Clio 3 et à la voiture électrique Zoé encourage la CFE-CGC dans son combat de la défense de l’emploi automobile en France. Le maintien promis d’un minimum de 3 400 salariés actuellement sur le site de Flins permet en effet de voir avec plus de sérénité l’avenir du site.
Cette décision de fabriquer près des marchés les plus importants est aussi, pour la CFE-CGC, un geste environnemental durable permettant d’éviter des longs trajets de transport, toujours sources d’émission de CO2.
L’autre décision de placer, au titre des 15% d’actions, un représentant de l’Etat au comité stratégique de Renault, là où est discutée la politique internationale de l’entreprise, devrait être un atout pour mieux sauvegarder les emplois automobiles français.
Mais la vigilance doit rester forte et la CFE-CGC a demandé à la direction générale une réunion des organisations syndicales pour discuter d’un engagement des volumes à long terme entre Clio 3, Clio 4 et Zoé.
En revanche, la CFE-CGC reste consternée par la réaction de la Commissaire européenne à la concurrence qui critique l’Etat français sur une politique permettant de sauvegarder des emplois en France. L’Europe doit être aussi la garante des emplois dans les pays européens et ne pas encourager des entreprises à aller délocaliser hors de l’Europe. La Commission européenne semble plus douée à s’occuper du taux de cacao dans le chocolat que de créer ou maintenir des emplois.