4 juin 2009

La CFE-CGC de GEMALTO (fusion d’Axalto et Gemplus) s’inquiète depuis plusieurs semaines de l’attitude de la direction au cours de nombreuses négociations qui élaborent actuellement les nouveaux statuts de la société. La direction tente un passage en force en imposant sur le temps de travail, la perte partielle des RTT (soit 12 jours) ! La CFE-CGC somme la direction de changer d’attitude vis à vis de ses salariés. La CFE-CGC ne peut en effet tolérer que les salariés  -53% de la population est cadre- soient pris en otage d’une politique idéologique inacceptable d’autant que les employés de Gemalto, malgré toutes les difficultés, n’ont pas ménagé leurs efforts pour arriver aux résultats actuels.
En leur donnant à prendre ou à laisser un accord sur le temps de travail en demi-teinte (passage au forfait jour pour tous les cadres), la CFE-CGC affirme haut et fort que ces propositions représentent un recul majeur pour les ex-Gemplus qui vont perdre en cadre de vie et une déception profonde pour les ex-Axalto qui attendent tous un accord social digne d'un leader comme Gemalto. D’autant que l'ensemble du personnel est concerné. Après les cadres, les opérateurs et les ETAM auront droit à terme, au même sort à l’issue de négociations locales. De telles propositions demanderaient un effort non justifié à tous les salariés.
La CFE-CGC déplore l'absence totale de réelles négociations de la part de la direction. La volonté de faire porter les efforts sur les seuls cadres et une recherche effrénée de réduction de coûts marquent un tournant dans les relations sociales à Gemalto. A ses propositions inacceptables, la direction mêle une attitude arrogante fermée au dialogue.
La CFE-CGC est donc bien décidée à peser dans le dialogue social au sein de l’entreprise dans des négociations dignes de ce nom.
 
Gemalto est dans une situation financière confortable, en avance sur ses objectifs, avec une prévision de croissance sur les trois prochaines années et se voit accepter le rachat d'une partie de ses actions par le Fonds Stratégique d'Investissement (fond souverain français pour sécuriser les entreprises stratégiques)